Stupid Chronicles

17 août 2011

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Il me quitte, et j'ai peur de vivre. Je suis aveugle au soleil qui se lève, les heures se ressemblent et s'assemblent pour former un espace temps compact dans lequel je me perds. Je ne sais plus quand me réveiller, quand manger. Mes nuits deviennent mes jours. Je marche dans les rues de la ville humide, l'odeur de la pluie se mêle à celle des excréments des chiens et des clochards. Ca pue la mort et le rance, mes ballerines glissent sur les pavés mouillés. Je suis sur le fil. C'est la fin d'une guerre perdue d'avance, l'arbre de mes espoirs est à présent dénudé, c'est un hiver rigoureux qui s'installe dans mon coeur. J'oublie mes pilules qui rendent la vie supportable et je sens à nouveau la petite bête noire au creux de moi, endormie mais prête à sortir les dents au moindre geste trop brusque. Je dévie du droit chemin que je tente pourtant de suivre depuis quelques mois pour m'engager dans les ruelles mal famées de mes angoisses et mes doutes. Les seringues usées de ces derniers temps jonchent le sol de mon âme et versent encore leur poison dans ma tête : quel sens donner à cette vie complètement absurde ? J'erre dans le no man's land qu'est devenu mon coeur, insensible au charme des insants perdus dans l'immensité des banalités de la vie. Ma raison me serine de relever la tête et de marcher droit quand mes émotions m'enfoncent la tête sous l'eau. Prise entre deux feux, j'abandonne toute lutte inutile et les jours passent l'un après l'autre, lentement, comme on distillerait les gouttes d'un breuvage précieux.


Posté par ainsi-nuage à 22:16 - Permalien [#]


12 août 2011

Ma vie ces temps-ci, c'est un peu comme

un rayon de soleil dans les yeux le matin après une nuit noire.

Ma vie ces temps-ci, c'est me perdre dans les bras des autres pour tenter d'oublier les siens et me réveiller le matin en me demandant qui je suis. Je porte haut le masque et le perds à la nuit tombée lorsque je n'ai pas pu éradiquer la solitude des jours gris.

Ma vie ces temps-ci, c'est me rendre compte que j'oublie les pilules qui font la vie belle depuis quelques semaines, et que je tiens encore debout, jusqu'à quand, jusqu'à qui.

Ma vie ces temps-ci, c'est perdre le goût de lire, avoir l'imagination fertile mais oublier d'écrire et de prendre des notes. C'est me dire que le vague à l'âme décidément fait partie de moi, et mêle aux maux les mots sans que je sache quoi en faire. C'est constater l'instabilité autour de moi et perdre mes points de repère, un labyrinthe dont je peine à trouver la sortie. 

Ma vie ces temps-ci, c'est un nid à préparer avant de tenter d'y saisir la délicatesse et la fragilité des jolis moments. C'est un lieu à aménager pour y abriter mes peurs, mes angoisses, et aussi, mes espoirs. Ne surtout pas les oublier ceux-là. 

Ma vie ces temps-ci, c'est un joli foutoir.

Posté par ainsi-nuage à 23:11 - Permalien [#]

05 mars 2011

Bénis soient les créateurs

de ce site : http://www.hotguysandbabyanimals.com/

Parce qu'en plus d'animaux trop mignons, ils ont eu la méga bonne idée d'ajouter...

Des beaux mecs.

Mais genre des mecs tellement beaux que ça pique les yeux.

[Larmes de joie en moi]

Et comme je suis un amour, je vous donne un aperçu, là tout d'suite.

  hot_guys_and

Posté par ainsi-nuage à 14:51 - Permalien [#]

28 janvier 2011

Les bonnes résolutions, ça n'a jamais été mon fort.

En général, je fais tout le contraire. Du coup, j'ai préféré faire la liste de ce que je continuerai à faire, on sait jamais...

Les trucs du genre fumer des cigarettes en se disant "après ce paquet j'arrête". Me ronger les ongles. Ne pas passer mon permis. Penser "il faut que je fasse un régime" en grignotant des saloperies. Rêvasser (un peu trop). Faire des listes qui ne servent à rien. Ne pas ranger mon bureau et continuer à faire mes devoirs sur mon lit. Passer trop de temps dans ledit lit. Dormir jusqu'à pas d'heure. Chercher des images de petits animaux trop meugnons sur Google. (et les mettre en fond d'écran) Acheter des trucs inutiles, ou que je ne mettrai jamais. Ne pas décrocher lorsque mon écran affiche "banque Popu...". Pleurer pour un rien. Etre niaise.

Quelques mois, et cinq kilos en plus plus tard, je suis toujours là.

Je vous souhaite une excellente année 2011, pleine de douceur, d'amour et de niaiseries.

Posté par ainsi-nuage à 10:15 - Permalien [#]

Après un début d'année mouvementé,

je reviens dans le droit chemin, et retrouve les joies de la blogosphère.

Avec de nouvelles aventures à vous conter.

L'Ex et moi sommes à nouveau ensemble. Ce ne sera que la quatrième fois.

Y'en aura toujours pour creuser au plus profond de leurs entrailles et y trouver une dose d'espoir et d'optimisme.

Et je crois que j'en fais partie.

Posté par ainsi-nuage à 10:07 - Permalien [#]


08 septembre 2010

Pour la rentrée, je vous offre un article choc.

J'ai été chez le coiffeur, il y a peu de temps. (oui, vous la sentez venir, la suite).

Il m'a loupée.

Le con.

Même mes queues de cheval ne ressemblent à rien.

Je lui aurais bien coupé autre chose que ses cheveux, moi.

Posté par ainsi-nuage à 19:08 - Permalien [#]

10 août 2010

Un tout petit article pour signaler que je suis toujours là.

Il est vrai que je délaisse un peu ce blog ces derniers temps.

Certains évènements dans ma vie ont en effet mis ma niaiserie au plus mal. Depuis quelques temps, mon adage serait plutôt méfiance, méfiance, méfiance... et solitude.

J'en suis arrivée à un point où ce n'est franchement pas drôle. L'envie de rencontrer des gens s'est envolée, remplacée par une peur sous-jacente. Je ne vois plus que le risque que l'on prend en faisant entrer de nouvelles personnes dans sa vie, à savoir, dans la mesure où la relation évolue, se fait plus intime, tout le mal que celles-ci pourraient vous faire.

Et quand on est ultra-sensible, ultra-angoissée, ultra-pas-sûre-de-soi comme moi, et que la moindre remarque d'une quelconque personne vous atteint, sortir se frotter au monde extérieur devient un enfer. Et je vous laisse deviner le stress que ça génère chez moi lorsque je suis au boulot, confontée à des collègues, des visiteurs pas toujours intelligents et gentils (je travaille dans un musée d'art contemporain)...

Bref. Tout ça pour vous dire que ma vie n'est pas très drôle en ce moment. Je n'ai pas fait trop de gaffe, ni été surprise en flagrant délit de puissante niaiserie, alors je n'ai rien à raconter.

Ceci dit, je vous rassure, la mièvrerie est toujours en moi. J'aime toujours les petits animaux, mon Gudule est toujours dans mon lit, avant-hier j'ai mis mon collier-lapin...

See you soon. Le temps de me (re)sociabiliser.

Posté par ainsi-nuage à 09:26 - Permalien [#]

24 juillet 2010

1 post pr Xprimé mon mécontentemen

fass à l'utilization du language com OrnEmenTatioN, ou encor, la considéraSion de celui-ci com inutil.

Vous z'orez certainement eu comme moi, notamen en lisan certain blogs ou sur facebook, l'impression que nbx sont les analphabètes.

Sauf que. C'est jùSt la ModE. Yeeaahh Ma Bestàààà Baabyyy Jkifff Ekrir Cooomm Caa Caaa DechiRe GràààV Sa RassS.

J'arrête ici la simulation, je n'arrive même pas à mal écrire et faire des fautes me hérisse le poil "grave". Je voulais vous faire partager mon désarroi.

Dans un pays où l'éducation est obligatoire et accessible à tous (quoique, mais il ne s'agit pas du sujet d'aujourd'hui), je trouve lamentable ce détournement du langage au point d'en arriver à ne plus se comprendre.

On double, on triple, voire quadruple les lettres, on ajoute des accents, des majuscules. On fait des fautes, on confond pronoms et verbes ("il son vraiment trop bô ces jean's") on mélange les temps, on emploie le langage sms à toutes les sauces. Et on est fier.

On fait comme si on n'avait pas été à l'école. Trop marrant.

Alors, qu'on soit clair. Je ne me moque pas des fautes passagères, les petites étourderies, les petits doutes qui se faufilent à droite à gauche, et que (presque) tout le monde fait.

Mais l'heure est grave, lecteur. On détourne le langage de sa fonction première : communiquer, se faire comprendre, échanger.

On en arrive à un point où, dans certaines copies d'élèves de collège, le pronom est absent. L'élève sait de quoi il parle, peu importe si l'autre l'ignore.

Dans une société où tout doit aller vite, faire l'effort d'accorder, d'écrire un mot correctement devient surhumain. En revanche, on a le temps d'ornementer le mot : MeeilllleùùùRe Ââmy (je cite).

Et finalement, le fossé se creuse, l'incompréhension s'installe entre les différentes générations (et pas que).

J'ajouterais que le langage est un sujet tabou. Tentez de reprendre n'importe qui, pour lui expliquer gentiment que là, ce qu'il dit ne signifie rien, vous verrez comme vous serez reçus. Un jour, j'ai repris une femme qui disait un truc du genre "à plus il fait froid, à plus je m'habille chaudement". Je lui ai expliqué qu'on disait "plus... plus...", et que par conséquent l'usage de la préposition était inutile, j'ai eu droit à "oh bah si les jeunes commencent à reprendre les plus âgés, où va-t-on?". Quelques jours plus tard, elle refaisait la même erreur. (eh bah qu'elle reste dans sa merde)

Je ne parle même pas des (très) jeunes mères qui, parfois, ont arrêté l'école très tôt. Lorsque je vois leurs statuts sur facebook ("putin de baniole de merde mes la toi dan le c.."), je me demande parfois comment elles pourront gérer les devoirs de leurs enfants. Comment leur apprendre à parler et écrire correctement alors qu'on en est soi-même incapable? De toute façon, on s'en fout, on sait tous que lire ça sert à rien, c'est pour les vieux et les intellos qui n'ont rien d'autre à faire de leur vie.

Pour finir, je vous citerai une perle, entendue dans une émission de télé réalité diffusée en ce moment sur la 1 : "c'est une grande libérance pour moi, oui, c'est sûr, une grande libérance".

Eh bien, pour moi, ce serait une grande libérance si tu utilisais le mot "libération". Roh.

Posté par ainsi-nuage à 14:54 - Permalien [#]

15 juillet 2010

En ce moment, je vis chez mon Papa, in Limoges-city.

Et comme je suis une (heureuse) fille de parents divorcés, dans l'appart paternel, il y a aussi mes deux soeurs, et mon frère (enfin quand il ne fait pas la nouba ailleurs).

Et donc, les vacances à quatre, tous seuls dans l'appart, pendant que Papa est au boulot, ça ressemble à un concours de celui qui fera le plus chier les autres.

Mon frère, il a opté pour la stratégie du cri. Genre, quand on dort, il vient, il crie dans nos oreilles, on a peur, on risque la fuite urinaire à chaque fois. Des fois, j'aimerais bien faire pipi dans son lit, pour me venger, mais j'ai trop honte, c'est vraiment malpoli de faire ça.

Ma soeur, elle, s'est transformée en l'effroyable tord-nénés. En gros, elle s'amuse à pincer, voire tordre les tétons de tout le monde, ça la fait beaucoup rire, nous en revanche, on chiale beaucoup. Quelle pute (comme quoi, regarder secret story, ça n'arrange pas). Je pense qu'elle a un complexe d'infériorité. Un jour, je vous montrerai une photo de mes nichons et des siens, vous comprendrez. Mouhahaha, j'suis une connasse. J'adore.

Ma petite soeur, quant à elle, bah... elle est tout le temps chiante en fait. Alors pendant les vacances ça change pas. Roh, j'exagère à peine.

Et moi? vous demandez-vous, en trépignant d'impatience. Je me suis découvert une nouvelle passion : le chant. Je mets des chansons en anglais, et je chante à tue-tête, toute la journée. Et comme des fois je comprends pas, les paroles, ça ressemble à du suédois. Et puis, bien sûr, je chante devant la télé, c'est plus marrant. Plus tard, elles me remercieront de les avoir empêchées de suivre les débilités à la télé.

Et si vous êtes gentils, un jour, je vous publierai un extrait de mes essais vocaux. Hein, que vous êtes contents?

Par ailleurs, comme vous aurez pu le constater, ma famille est constituée de sérieux barjos. Ceci expliquant cela, je vous prierai , à l'avenir, de faire preuve d'indulgence envers moi.

C'est pas ma faute.

Posté par ainsi-nuage à 19:16 - Permalien [#]

Quand j'étais petite,

mon rêve c'était d'avoir un mari, des enfants, un labrador, une grande maison avec un jardin, et un monospace.

Heureusement, un jour, j'ai grandi.

Maintenant, je ne sais plus ce que je veux.

Posté par ainsi-nuage à 18:55 - Permalien [#]